Les Etats-Unis sont le quatrième producteur de vins au monde derrière les français, les italiens et les espagnols. Ils sont également quatrième en terme de surfaces cultivées, avec 450 hectares, ce qui en font l’uns des principaux grossistes et consommateurs au monde…
Depuis la fin de la Prohibition, les Etats-Unis se sont lancés dans la culture de cépages français, qui font leur succès par leur bonne adaptabilité du climat étatsunien. Ce dernier est par ailleurs similaire à celui que l’on retrouve en Europe, de type méditerranéen et océanique.
Cela dit, une particularité proprement américaine pourrait certainement étonner le modèle européen ! La production de vin n’est pas traitée de la même façon, de producteur à transformateur. Ce sont même deux rôles bien distincts, puisque la culture des grappes de raisins est un métier et leur transformation un autre, reliés tous deux par un contrat.
Le prix d’une bouteille ne dépend donc pas « de la maison » mais d’une donne concernant le ou les cépages utilisés annuellement. On assiste en fait à un vestige de la Prohibition: c’est donc une réglementation fédérale et étatique stricte mise en place, symbolisée par le «Three-tier System», qui régit la distribution des vins américains.
Tout vin doit donc passer successivement par un importateur, un grossiste puis un restaurateur afin d’être finalement proposé à la consommation. Cette réglementation a pour conséquences d’augmenter jusqu’à 4 fois le prix d’une bouteille, puisque cette dernière est sous-traitée par différents services… Il n’empêche que ce système, fidèle au modèle du libéralisme, réussit aux Etats-Unis. Et pire que ça: il surpasserait même les prédicateurs du vin, à savoir les français !
Un fait d’actualité discret en France concerne « le jugement de Paris » de 1976, qui fit pâlir les producteurs français de vin, en compétition avec leurs homologues américains. Ceux-ci ont alors vu leurs vins blancs et rouges en tête du podium, lors d’une dégustation à l’aveuglette. Suite à cela, les prix du vin se sont envolés aux Etats-Unis et les producteurs français ont longtemps boudé leurs camarades étatsuniens.
Il y a donc à parier que si les français restent une référence de qualité, d’autres y prétendent aussi et s’emparent d’un marché désormais très concurrencé par le « Vieux Monde », à savoir la France, l’Italie et l’Espagne !
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- 19 juin 2012 à 18 h 18 m [Version actuelle] by hyperactif
- 14 juin 2012 à 16 h 37 m by atomiq
- 14 juin 2012 à 16 h 35 m by hyperactif
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